Colloque MU
Colloque de Mission Urbaine à l'occasion des 40 ans de l'église
Pour marquer l’événement, dire les questions qui nous occupent au jour le jour et affiner nos perspectives, nous avons voulu inviter nos partenaires.
Cela a commencé à la Vente des Missions le 12/3 où l’on a chanté « Nous pouvons faire ensemble un monde nouveau, bâtir avenir plus juste et plus humain, sans guerres ni faim, changer ce monde au cœur blessé, s’aimer et vivre en paix. Nous pouvons parler, recevoir et donner ; nous voulons échanger, nous rencontrer »
Dimanche 19/3 : Accueil et d’envoi en mission des 40 responsables colmariens, en communion avec d’autres responsables, engagés eux au service des populations indiennes en Amérique latine. Ce n’est pas le Pérou…. mais la Bolivie, où l’on cherche des solutions pour les indiens amarya déracinés de leurs campagnes. Nous avons chanté « la paz del seňor ».
Lundi : En Amérique latine, la prise en compte du problème alcool est importante. Et chez nous aussi ! Philippe Girodet a raconté comment des personnes réussissent à s’en sortir par l’intermédiaire d’une seule parole. (celle du médecin, celle d’un collègue de travail, celle de… )
Mardi : A. Lentz est venu de la « Cité de l’Ill », une église construite à la même époque et dans le même esprit que la nôtre. Nous partageons nos points de vue avec des représentants du CCSCP et d’ATD : Les mots « Précarité » et « prière » ont la même racine : d’une certaine manière, il faut passer par la précarité pour prier.
Mercredi : On a soufflé les 40 bougies du club d’enfants avec la direction de la Jeep (Jeunes équipes d’éducation populaire), celle des Union chrétiennes de Jeunes Gens locale ( UCJG) et celle du Club de prévention voisin: Beaucoup de plaintes concernant les maux de la société d’une part et le laisser-aller des jeunes en général d’autre part, les deux allant en empirant, remarque-t-on. Les psy préconisent la « résilience » (ressource intérieure pour résister et rebondir au contact des chocs extérieurs). Au cours du débat, j’ai entendu cette phrase d’un éducateur : « on est quand même dans une église , n’y a-t-il pas des valeurs à proposer ? » Le pasteur saute sur l’occasion : « lesquelles ? ». Réponse : « les 10 commandements par exemple». La laïcité athée commencerait-elle à être démodée dans les milieux éducatifs ?...Je n’ai pu m’empêché de penser à la résilience par excellence celle de Jésus et des apôtres (grâce à , « Dieu en Christ », « Christ en nous »)…, celle des mennonites, des vaudois, des hussites, des huguenots, de JF Oberlin…L’éducation laïque a 1 rôle, elle est permise par D. Sa faute n’est pas de vouloir ê indépendante ds institut° religieuse (plutôt un bien). Ce qui est dommageable pour tous, c’est d’ignorer le rôle l’éducation religion…., lien vital, « mis dans le cœur de l’homme » par le Créateur tout sage.. pour régénérer l’individu et influer sur le monde dans tous les domaines en permettant sa survie s’il le veut bien. F. Busch
Jeudi : D. Rouby a représenté un autre bâtiment à avoir été construit à la même époque et dans le même esprit que le nôtre . Il a montré comment il y travaille en lien étroit avec le quartier. Pendant sa lecture de Matth 25, des jeunes, curieux, sont venus demander à boire …. C‘est sûr, on a besoin de s'intéresser aussi à autre chose qu'à soi-même. Nous sommes dans la marge ; la marge fait partie de la page et plus elle est grande, plus on peut y écrire. Les amis de l’ASTI disent leur amitié : L’Eglise St Jean est une référence dans le quartier. Le groupe des femmes immigrées aime s’y réunir. C’est un peu un centre de village. « Merci à Dieu pour ce travail en faveur de la ville et merci à ceux qui s’engagent! »
Vendredi : Nous avons passé la soirée avec A. Spielewoy chargé de travailler à l'articulation entre les convictions et le monde du travail et avec nos partenaires de Freiburg. Nous avons reçu…. un cadeau d’anniversaire, un tableau représentant une cascade d’eau vive qui jaillit du rocher, et cela à propos de nos travaux transfrontaliers en cours « nouveau ciel, nouvelle terre ». Die ev Arbeitnehmerschaft Baden grüsst herzlich zum 40. Jubilaüm und wünscht auch weiterhin Gottes Segen und Geleit für ihre Arbeit und eine offene Tür für die Arbeitswelt. Mit vielen guten Eindrücken und Erinnerungen sind die Begegnungen in diesem Zentrum in Colmar verbunden. Die gemeinsamen Tagungen und Aktivitäten geben den Teilnehmern viele Umpulse für die Arbeit vor Ort
March'heure pour la paix
Depuis le début de la guerre en Irak et à partir des questions posées par l’antenne locale du Comité chrétien de solidarité avec les chômeurs et les précaires (CCSCP), des croyants, catholiques, protestants et musulmans, se retrouvent tous les premiers samedis du mois pour une « heure pour la paix ».
Au début cette heure était faite de partage d’informations (ex. : déclarations d’ Eglises) et de prières.
Très vite l’idée est venue de nous « visiter » aussi les uns les autres et d'entendre comment chacun travaille à la paix , la soigne, y pense et d'une certaine manière l'inclut dans sa prière.
C’est ainsi que nous « marchons » dans la ville de l’Eglise à la Mosquée, de la Bibliothèque à la Mairie, de la Gendarmerie au Jardin public, du siège d’une association humanitaire à la foire…
Ce sont chaque fois de nouvelles personnes ou groupes qui viennent nous rejoindre. L'entreprise n'en devient pas pour autant une réussite notoire, en particulier quand il neige ! Mais la négociation avec tel groupe de militants politique, la rencontre avec telle brigade de CRS, l'accueil au sein du groupe de tel personne en difficulté ou la collaboration avec tel groupe constitué (scouts, mouvement d'emmes...) représentent de réels enjeux
Nous terminons chacune de nos marches par un grand cercle silencieux. Cette année, l’envoi était fait avec cette parole de M.L. King : nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots ». Et nous pensons souvent aux folles de la Place de Mai.
Ces rendez-vous nous offrent beaucoup de contacts inattendus et nous font découvrir une foule de poèmes, de chants, d’ œuvres d’art et …..de pâtisseries ! Dimanche matin, à l'occasion de 40 ans de l'église, l’imam en personne est venu participer au culte de la paroisse protestante (en tenue de fête et avec deux plateaux de délicatesses marocaines pour le Verre de l’amitié).
Nous expérimentons presque chaque fois le lien qu’il y a entre « précarité » et « prière ».
pour les « march’heurs » JJ Dietsch
Travailler le lien social
Une nouvelle université d’été franco-tchèque des Equipes ouvrières Protestantes a eu lieu du 12 au 19 août 2006 au Rekreačni středisko Biskupsky Dvur (près de Jindrichuv Hradec).
Il s’agissait de faire équipe pendant une semaine, en pleine forêt de la Bohème du sud. Nous étions une bonne vingtaine à habiter un manoir à l’architecture rurale et populaire, typique de cette région. Il y a eu de nombreuses découvertes au bord de l’eau, dans les champs et dans les cités. Nous avons rencontré des personnes marquées par les aspirations hussites (une prédication non ligotée, une politique libre de toute domination religieuse, une seule justice pour les riches et les pauvres, la sainte Cène sous les deux espèces pour tous). A Sobeslav, à Tabor et à Trebon, il semble que les églises soient peu fréquentées ; mais nous y avons été accueillis par de jeunes ménages engagés dans la collaboration avec le monde des handicapés, celui des familles en difficulté et la population rom. Nous avons visité la centrale nucléaire de Temelin avec ses règles de haute sécurité et son contentieux avec ses voisins autrichiens. Nous avons été introduits aussi dans une salle de classe bilingue (franco-tchèque) et nous avons pu comparer cette francophonie à celle qui se pratique en Slovaquie par exemple. Vie simple et paisible ; places, rues, et pas-de-porte propres, restaurés et fleuris dans la mesure du possible ; petits commerces des centres-villes qui résistent encore à l’arrivée des hypermarchés. Nous avons retrouvé les amis de l’ « European Contact Group », ce réseau qui nous avait fait nous rencontrer, il y plus de 10 ans.
Il serait souhaitable qu’une prochaine Université d’été de ce type puisse se faire l’an prochain en France, mais les amis tchèques nous encouragent à revenir chez eux, tant que les prix le permettent encore….
(Compte rendu détaillé chez J.Jacques Dietsch)
40 ans de St jean: témoignage d'un ancien
En 1962 avait été inaugurée, rue des Trois Châteaux, une chapelle provisoire, que nous nous interdisions d’appeler « la baraque ». Peu avant avait été créé l’Association pour la Construction de l’Eglise protestante du Quartier de a route de Wintzenheim, présidée par R. Trunk, équipe de 18 membres, dont la plupart sont aujourd’hui décédés.
C’est le 15 octobre 1964 qu’eut lieu la pose de la première pierre de l’église St Jean. Moins de deux ans plus, le 27 mars 1966, c’était la consécration de l’église par la pasteur Bresch, inspecteur ecclésiastique, puis le 21 janvier 1968, la dédicace des orgues.
Dès le début la tâche de R. Trunk et de la paroisse a été double dans ce quartier : rencontre, culte pour les protestants, et d’autre part accueil des associations socio-culturelles. En 1967-68, Bernard Rodenstein, l’actuel président d’Espoir, a été vicaire à St Jean.
Le quartier changeait peu à peu. La population comptait de moins en moins de protestants, du fait du départ de plusieurs paroissiens d’origine, et de l’arrivée de nombreux catholiques et musulmans.
A l’arrivée en 1970 de Frédéric Vuillequez, cette évolution s’accentua. L’église est devenue la « maison du Peuple » du quartier, le centre socio-culturel Europe étant alors le plus grand utilisateur des locaux du sous-sol, à côté des mouvements de jeunesse. Madame Weibel, nommée assistante de paroisse, vint très efficacement seconder le pasteur. Du CAP 84, moment de grande fête et de communion, St Jean conserve en souvenir la large toile peinte qui décore le mur derrière l’autel.
Frédéric Vuillequez ayant pris sa retraite, Jean-Jacques Dietsch lui a succédé en 1996, l’année du 30° anniversaire et la paroisse continue sa nouvelle tâche. Si le centre socio-culturel Europe occupe maintenant ses propres locaux, le sous-sol abrite chaque soir le « Caveau » , lieu de rencontre ouvert à tous. La paroisse collabore avec l’Equipe Ouvrière protestante, la Mission Populaire, la Mission urbaine de Colmar. les traditions se maintiennent : fête de l’Avent et confection de couronnes, journée paroissiale de janvie, chorale, divers clubs.
Certes l’évolution du quartier a fait diminuer le nombre de participants au culte, au point qu’en hiver la salle du sous-sol est largement suffisante. Mais St Jean reste une paroisse vivante. Si elle n’est plus ce qu’elle était à ses débuts, elle obéit en s’adaptant à sa vocation initiale et a pu le 26 mars dernier fêter, dans la joie et la reconnaissance, son 40 anniversaire.
P. Devèze
Fete des EOP du 2 juillet
Fête d’été du 2 juilet
Elle avait pour titre : j’accorde du sens au quotidien
Nous y avons entendu B. Grosclaude du Pays de Montbéliard dire quand la Bible lui est utile,
comment elle lui permet de supporter les épreuves, Nous avons partagé le repas, fêté l’EOP, un baptême, deux anniversaires et … chanté :
Bénédiction : que terre et ciel pour toi fleurissent
que la joie les peines surpasse
que te reste le temps de t'émerveiller
l'esprit et le corps soit en paix...